Bricole et sangle : Mohair vs. Alpaga - Quelle est la différence ?
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Vous vous êtes sans doute déjà réveillé un matin en vous demandant :
« Quelle est la différence entre la corde de mohair et celle en alpaga ? »
Eh bien, vous avez de la chance, parce que moi aussi je me suis posé la question ce matin… et je me suis dit que ce serait une excellente idée d’en faire un article de blog aujourd’hui. Alors allons-y.
Vous voyez souvent le mohair dans une grande variété de magnifiques couleurs, et c’est d’ailleurs souvent ce qui attire les gens vers les sangles en mohair. Mais ce n’est pas son seul avantage — après tout, on l’appelle la « fibre diamant » !
Le mohair est extrêmement durable, résistant et solide. Il possède aussi d’excellentes propriétés antimicrobiennes, il est très respirant et il évacue l’humidité de façon remarquable.
Comme mentionné plus haut, les gens sont souvent attirés par ses couleurs. C’est d’ailleurs l’une des différences les plus évidentes entre la corde de sangle en mohair et celle en alpaga. Le mohair se teint très facilement, tandis que l’alpaga absorbe beaucoup moins bien la teinture. Il est donc généralement offert uniquement dans quelques couleurs naturelles. Toutes les couleurs d’alpaga que vous voyez sur nos photos sont d’ailleurs sans teinture.
Et pour ceux qui se posent la question : il est tout à fait possible de combiner les deux fibres dans un même projet de sangle ou de bricole. Par exemple, lorsqu’un client souhaite une base en alpaga avec des détails en mohair pour ajouter une touche de couleur, c’est avec grand plaisir que je le réalise.
L’alpaga est aussi une excellente option pour les chevaux à la peau sensible. La corde de sangle en alpaga est un peu plus « duveteuse », avec plus de volume, et elle est même encore plus douce que le mohair — pourtant le mohair est déjà reconnu pour sa grande douceur ! L’alpaga est également très respirant et évacue bien l’humidité, tout comme le mohair.
Chaque fois que l’humidité est évacuée de la peau d’un cheval en sueur, on réduit les risques de frottements ou de blessures de sangle. Si une fibre naturelle comme le mohair ou l’alpaga cause des irritations, cela signifie souvent qu’elle a simplement besoin d’un bon nettoyage pour retirer l’accumulation de sueur et de saleté. Peu importe la qualité de fabrication de la sangle, si elle est encrassée, le risque de frottement augmente toujours.
Un autre point très important concernant les cordes de mohair et d’alpaga : elles ne s’étirent pas avec le temps lorsqu’il s’agit de 100 % mohair ou 100 % alpaga pur — et de mon côté, je n'utilise jamais de mélanges. Beaucoup de produits sur le marché sont en réalité des mélanges, même s’ils sont étiquetés « 100 % mohair » ou « 100 % alpaga ». Cela signifie simplement qu’il y en a une certaine quantité dans la corde, mais pas la totalité. On y ajoute souvent de la laine ou d’autres fibres moins coûteuses pour réduire les coûts, ce qui entraîne un étirement avec le temps.
Avec du véritable 100 % mohair ou alpaga, une sangle de 32 pouces restera une sangle de 32 pouces, même après plusieurs années d’utilisation. Elle peut sembler plus petite lorsqu’elle n’est pas sous tension, mais une fois installée, elle reprend exactement sa taille, puis reprend sa forme naturelle une fois la pression relâchée.
Comme ce sont deux fibres naturelles, elles ont aussi l’avantage de s’adapter aux mouvements de la cage thoracique du cheval, offrant ainsi plus de liberté et une meilleure respiration. Un matériau comme le néoprène, par exemple, ne bouge pas du tout avec le mouvement naturel du cheval.
Les sangles en fibres naturelles existent depuis plus de cent ans, et au fil du temps, différents matériaux synthétiques ont été introduits dans le monde équestre. Pour ma part, je reste fidèle au 100 % mohair et au 100 % alpaga, parce que comme on dit : « si ce n’est pas cassé, pourquoi le réparer ? » — et c’est difficile de contredire ça.
Comme toujours, n’hésitez pas à me poser vos questions, il me fera plaisir d’y répondre 🙂 Bonne route !